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SOURCES ET INFLUENCES DU CÔNISME

Cônisme et christianisme

La naissance du Cônisme dans la « ville aux cent clochers » (devenue la « ville aux cent mille cônes ») – qui se distingue par sa montagne surmontée d’une croix (certains de nos cônecitoyens ont d’ailleurs suggéré de remplacer cette croix dépassée par un gigantesque cône orange!) – n’est certainement pas un hasard. Même si le cône a d’ores et déjà surpassé la croix comme i-cône et symbole de la ville de Montréal, des aspects importants du christianisme ont influencé les fondements et rituels du Cônisme.

Un des premiers signes de l’influence du christianisme – surtout du catholicisme ­– sur le Cônisme est apparu dans les chapelets de mots d’origine sacerdotale utilisés par les automobilistes montréalais confrontés aux infinis paysages de cônes: « Tab... de sacr... d’hos... de câl... de cib... », entend-on en effet les gens prier partout dans les rues de Montréal.

Certains ont aussi comparé les épreuves subies par les Montréalais à un chemin de la croix devenu ici un « chemin des cônes » qui comporte bien plus d’épreuves que les 14 stations du chemin de la croix traditionnel. Certains Montréalais geignards – et en calv... –  ont même été jusqu’à prétendre que leurs souffrances sur cette voie du calvaire avaient été pires que celles du Messie chrétien!​

Symbole cônique qui évoquerait les souffrances de la crucifixion routière
 (selon certains interprètes du Cônisme)

Un possible autel cônique
On trouve parfois à Montréal des structures que des spécialistes des religions ont pu comparer à des autels chrétiens, propices à l’adoration des cônes.

(D’autres identifient plutôt ces structures à des monolithes païens comme on en trouve à Stonehenge. Montréal sera-t-il connu un jour sous le nom de Cônehenge?)

Certains commentateurs ont même évoqué l’Apocalypse en parlant de la situation de la cônestruction à Montréal. Ils y ont vu un fléau divin, signe de la venue de la fin du monde de la circulation qui viendra quand le nombre des chantiers routiers atteindra 666, chiffre de la bête du trafic infini serpentant dans les artères irrémédiablement bloquées de Montréal. Cette interprétation du livre des Révélations n’a cependant pas encore été confirmée même si de Petits Cônards et de Petites Cônasses ne cessent d’annoncer la venue de l’« Acônalypse », le Dernier jugement du tribunal des transports.

L’éthique protestante du travail a également été proposée comme cause possible de la multiplication des chantiers de cônestruction à Montréal, mais cette hypothèse a été vite rejetée suite à une analyse du travail réellement accompli par les entrepreneurs de la cônestruction montréalais.

Aucune trace de la version orthodoxe du christianisme n’a été détectée dans le Cônisme qui se veut être une religion nonothéiste radicalement inorthodoxe.

Enfin, il importe de rappeler que le Cônisme en tant que religion avec deux divinités, masculine et féminine, le Gros Cônard et la Grosse Cônasse, se distingue radicalement du monothéisme chrétien à tendance patriarcale. On voit d’ailleurs que la croix chrétienne subit parfois des formes de castration dans l’icônologie côniste :

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