
LE CÔNISME
SOURCES ET INFLUENCES DU CÔNISME
Cônisme et taoïsme
Avec le christianisme, le taoïsme constitue sans aucun doute la religion qui a le plus influencé le Cônisme. L’enseignement de la Voie du Tao ressemble par plus d’un côté, par plus d’un tournant, par plus d’un détour à celui de la voie de l’Éternel Détour. Comme les grands maîtres du taoïsme, les adeptes du Cônisme ont passé des années à suivre les cônes qui bloquent leur voie et ils ont ainsi trouvé leur Voie : apprendre à accepter les obstacles, les « rues barrées » et les détours inattendus. Tchouang-Tseu a déjà expliqué qu’« un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra de sa belle vie au bord du chemin, tandis qu’un arbre bien droit sera coupé en planches puis vendu par le bûcheron », bref qu’il vaut mieux être tordu dans son parcours si on ne veut pas être transformé en banc de parc. D’ailleurs, la circulation à Montréal épouse tout à fait la sinuosité de la voie du Tao, devenu ici Taorange. Ainsi, comme le sage taoïste, le sage côniste fait le vide en lui-même et dans sa voiture : il se laisse emporter par le courant de la vie dans le flux du trafic infini. La voie taoïste du « non-agir » (wu wei) y devient simplement la voie du « non-conduire » (fu cké) dans le Cônisme.




Devant les détours contradictoires que lui imposent les cônes et autres symboles du Cônisme,
le côniste accepte de suivre la voie sinueuse de l’Éternel Détour.
Parcours non linéaires sinueux typiques du Cônisme...
et du taoïsme
Ce symbole pourrait évoquer l’union de deux voies du Cônisme : le Bing et le Bang.